Journée contre la violence à l'égard des femmes
25.11.2025
Le rapport fédéral sur la violence domestique 2024, qui vient d'être publié par l'Office fédéral de la police criminelle, ébranle et alarme : la violence à l'égard des femmes a de nouveau augmenté. Une fois de plus. En 2024, 256.942 victimes de violence domestique ont été enregistrées, ce qui constitue un nouveau record. Les chiffres ont augmenté de 17,8 pour cent au cours des cinq dernières années. La violence au sein du couple reste la plus importante : 171.069 personnes concernées, soit près de deux tiers de tous les cas. Environ 80 pour cent des victimes sont des femmes.
En Saxe également, le nombre de cas enregistrés par la police a de nouveau augmenté pour atteindre 10.202, soit une hausse de 2,6 % par rapport à l'année précédente. Katja Kulisch, déléguée communale à l'égalité des chances de Radebeul, déclare à ce sujet : "La violence contre les femmes n'est pas une affaire privée. Chaque chiffre représente un destin qui exige notre action sociale. Notre message est clair : il y a de l'aide, il y a de la protection et nous ne laissons pas les personnes concernées seules".
La violence à l'égard des femmes doit être plus visible et proscrite par la société. Les filles et les femmes doivent enfin être protégées de manière complète et durable contre la violence. Dans 132 cas, des (ex-)partenaires ont tué leur femme ou leur compagne. La violence à l'encontre des femmes ne coûte pas seulement des vies, elle coûte également à l'État, et donc à nous tous, des milliards d'euros d'argent des contribuables chaque année.
La violence sexospécifique est exercée de manière disproportionnée par les hommes, en particulier par leur partenaire ou ex-partenaire. Les femmes sont particulièrement vulnérables dans les situations de séparation ou de divorce. Les comportements violents envers les filles et les femmes sont de plus en plus acceptés et perçus comme normaux, c'est la conclusion effrayante de l'étude Mitte 2024/2025 de la Fondation Friedrich Ebert. Une action rapide s'impose. Nous avons besoin de toute urgence d'un travail de prévention spécifique au genre avec les garçons dès l'âge de la maternelle et dans le domaine de l'école. Et nous avons besoin de développer le travail avec les auteurs de violences afin de prévenir et de combattre la violence.
Depuis 2018, la Convention d'Istanbul oblige l'Allemagne à soutenir pleinement les filles et les femmes contre la violence et à les protéger de manière préventive. Elle doit enfin être mise en œuvre de manière conséquente et soutenue par des fonds suffisants, entre autres pour les places de protection, les centres de conseil et en particulier aussi pour le domaine de la prévention, comme le travail avec les auteurs de violences.
Après l'adoption de la loi sur l'aide aux victimes de violence par l'ancien gouvernement fédéral au début de cette année, elle doit maintenant être mise en œuvre de manière globale au niveau des Länder afin qu'une amélioration réelle de l'accès à la protection et au soutien des femmes victimes de violence devienne une réalité, indépendamment de leur lieu de résidence. Au vu des chiffres dramatiques, il faut agir immédiatement.
C'est pourquoi le drapeau de Terre des Femmes et du Zonta Elbland flottera à nouveau devant l'hôtel de ville du 25.11. au 28.11.2025. De plus, le courrier interne de l'administration municipale sera muni d'un tampon du 24.11. au 8.12. pour attirer l'attention sur la journée d'action. Nous remercions Post Modern pour cela.
Pourquoi Radebeul participe-t-elle à nouveau ? Le message est clair : la violence envers les femmes n'a pas sa place dans la société, sous quelque forme que ce soit. Chacun et chacune peut y contribuer en restant attentif, en soutenant les personnes concernées et en signalant tout soupçon.
